Raglan Lifestyle : SURF !

Bonjour à tous,

Pour la suite des aventures (et fin?!?!), après le road trip en famille qui aura duré plus d’un mois, je me retrouve tout seul en NZ. Sur les conseils d’Arthur et de Jane, je prends une voiture de loc puis direction Raglan, petite ville au bord de mer au Sud Ouest d’Auckland :

Raglan town, New-Zealand

Raglan town, New-Zealand

Raglan, c’est très connu pour être un super spot de surf. Et moi, le surf, j’y connais rien ! Qu’à cela ne tienne, je réserve un lodge pour deux nuits, et prévois d’essayer.

Finalement, je resterai 2 semaines complètes sur Raglan, dans ce même lodge tellement j’ai aimé ! L’ambiance dans le lodge (aka backpacker) y est excellente, petites chambres (4 lits) grande cuisine, grand salon et staff super sympa. Je me fais pote avec tout le monde et me retrouve dans les petits papiers de la gérante (j’ai régulièrement droit à être tout seul dans une chambre pour le même prix !).

Je me fais des potes des USA, et pas mal d’allemands, dont Loukas, qui a un skateboard (longboard) et m’apprend à m’en servir : bonnes sensations là aussi, mais sans protections, mes mains s’en souviendront ! Je passe mes journées à flâner, faire des randos, faire du longboard, et surtout, à surfer dès que les conditions sont bonnes !!

Effectivement, étant pote avec la nana de la location, j’ai droit à un super rabais ! Au final je me ferai également pote avec le gérant, qui me fais également des prix, même si il voulait absolument me vendre des cours au début (négation absolue, trop cher !).

Je loue une planche de surf + combinaison une à deux fois par jour (en fonction de la marée), et ça y’est, je suis un surfeur !

Bon en fait, côté surf… les 2 premières heures j’ai eu le droit à un paquebot (énorme planche de 8″ en mousse), sur laquelle j’ai appris à me lever. Je suis ensuite directement passé sur une planche plus petite (7″6, soit 2m20), certes toujours softop (dessus en mousse) mais je progresse très vite et prends rapidement les greenwaves (des vraies vagues, pas la mousse ;). Le loueur me file quelques tuyaux et une heure plus tard je fais mes premiers virages (je vais où je veux!). Le top !

Après quelques heures je comprends également comment ne pas trop galérer pour remonter les vagues, ne plus se faire lessiver à chaque vague qui arrive droit sur moi…

Que du pur bonheur, je ne soupçonnais pas de telles sensations en surf !!! C’est en effet très addictif et je reconnais que j’ai vraiment pris goût !

J’ai eu une session particulièrement géniale : la marée étant haute le matin à 7H et le soir à 19H, je loue une planche pour une heure le matin. Et en plus de me faire la ristourne habituelle, le loueur me fais la loc gratos le soir, me laisse la planche jusqu’au lendemain matin : c’est avec des conditions optimales (marée haute + pas de vent) que j’enchaîne les vagues, avec un couché de soleil magnifique sur l’horizon et des couleurs de fin de journée magnifiques. Plage de sable noir, collines verdoyantes, falaises éclairées par le soleil, ciel bleu foncé, parsemé de nuages noirs menaçants !

Je crois rêver et n’en reviens pas de la magie du moment. Je ne résiste pas et retourne sur la plage une fois ou deux pour prendre des photos tellement c’est magnifique !

Sur l’eau, je me fais des potes, allemands, kiwis, USA, peu importe on est tous assis sur notre planche à attendre la vague (la parfaite pour eux, et celle qui voudra bien me prendre pour moi !). On se fait des vannes, on déconne, et dès que ça glisse on crie de plaisir !

Mis à part de ces nouvelles sensations absolument géniales , Raglan est une jolie petite ville tranquille, communautaire (qui me fait penser à Wanaka d’ailleurs!) où tout le monde vit au rythme des marées et conditions : les locaux font régulièrement un crochet vers les spots de surf pour voir si ça surfe. Si oui, le taf attendra encore un peu ;)

Je vous écris ce billet depuis Auckland, où je passe une dernière grosse soirée avec mes amies locales, avant de passer ma dernière nuit à l’aéroport, et m’envoler pour une nouvelle aventure…

Vacances en famille en NZ

Après plus d’un an après mon gros trip en NZ, ça y est j’ai tout lâché en Nouvelle Calédonie, pour y retourner, mais accompagné cette fois-ci !

Et oui, c’est en famille que je repars pour un tour complet de la NZ ! J’avais tellement aimé que c’est avec grand grand plaisir que j’ai fait le guide, durant un mois, à leur faire découvrir ce pays magique et magnifique qu’est la Nouvelle-Zélande ! Ayant bien sillonné le pays avant, je les ai directement amenés au meilleur de la Nouvelle-Zélande, alors si vous planifiez des vacances là bas, cet article peut bien vous intéresser !

Premier vol Nouméa-Auckland : après un au revoir très larmoyant à mes amis de Nouméa, ce sont des retrouvailles chaleureuses qui m’attendaient à Auckland ! 1 an et 10 mois après je retrouve enfin ma môman !! Nous redécollons le lendemain pour Christchurch, où commence notre périple, sur l’île du Sud:

Notre itinéraire sur l'ile du sud

Notre itinéraire sur l’ile du sud

Akaroa

Première étape, Akaroa, afin de donner un petit aperçu de ce que la Nouvelle-Zélande leur réserve : des bras de mer turquoise rentrant dans les terres vallonnées et verdoyantes. Une seule journée est suffisante pour cette petite ville qui était une colonie Française (on retrouve les bâtiments, noms de rue et autres patrimoines français).

Lake Tekapo

Le lendemain nous partons pour Lake Tekapo, très connu pour son lac turquoise, avec vue en arrière plan sur le Mont Cook, toit de la Nouvelle-Zélande (altitude : 3700m). Nous resterons seulement une journée, le temps de faire une petite balade pour surplomber le lac (point de vue sur lequel se trouve un observatoire).

Mont Cook

C’est ensuite quelque dizaines de kilomètres plus loin qu’on passe sur du sérieux ! Nous longeons le lac Pukaki, lac artificiel alimenté par l’eau des glaciers du Mont Cook, nous amène directement dans le parc du Mnt Cook. La route est magnifique, elle longe le lac et va droit vers les glaciers de ce dernier. Hélas un temps maussade (visibilité = 50m) nous y attend, on campe alors près du glacier Tasman, où des chasseurs, durant la nuit nous laissent un lapin et un opossum morts sur notre pare-brise (il paraît que c’est de coutume ;).

Le lendemain le temps n’est guère meilleur mais nous tentons le tout pour le tout, une première balade vers le Kea point, puis depuis le Tasman Glacier : nous avons bien eu raison de monter, le temps s’étant dégagé, on a même pu voir le sommet du Mont Cook !

Nous camperons le soir au bord du lac, avec une lumière superbe.

Wanaka #1

Le lendemain, direction Wanaka, mon coup de cœur de la Nouvelle-Zélande ! On y retrouve Jane et Tao chez qui j’avais fait du Woofing, et étais resté lors de mes vacances ski en Juillet : au programme trampoline avec le petit Tao, repas en ville et balade aux Diamond lakes (vue sur le lake Wanaka, à défaut d’avoir pu faire le Roy’s Peak, fermé pour pâturages).

La météo étant très mauvaise nous décidons de continuer notre chemin vers Queenstown, nous repasserons par Wanaka pour visiter le reste plus tard. Hélas à Queenstown le temps n’y est pas meilleur, ni pour les jours qui suivent. On reste seulement quelques heures dans cette ville pour laquelle je n’ai (et mes parents non plus…) pas eu de coup de cœur : direction Milford Sound !

Milford Sound

Arrivés à Te Anau (porte d’entrée des Milford Sounds), on est aussi accueillis par pluie et vent. La neige est annoncée à 800m d’altitude ! On réserve quand même la croisière pour le lendemain, et en fin d’après midi le temps se dégage juste pour faire une petite balade :

Le lendemain, c’est donc parti pour Milford sound : 2H de bus (nous ne pouvons pas prendre notre camping-car à cause d’une météo douteuse et présence de neige sur la route), avec un chauffeur local au top, très marrant et intéressant. On apprend plein de choses et on s’en met plein la vue lors de nombreux arrêts sur la route (on a pas été déçus du chauffeur!).

Arrivés au Milford Sound, nous embarquons pour la croisière, que je j’avais déjà faite mais avec mauvais temps… Nous avons eu cette fois-ci grand beau, et les paysages sont splendides :

De retour à Te Anau, nous repartons vers Queenstown, où la météo est cette foi-ci beaucoup plus clémente !! Fini la grande grisaille, place au grand ciel bleu et lac au bleu incroyable. Nous ne nous arrêtons pas à Queenstown, et allons directement à Glenorchy.

Glenorchy

Nous  resterons une seule journée, pour y faire une randonnée que je n’avais jamais faite avant : Mont Albert. Du haut de ses 1000m de dénivelé, il y a un panorama à 360° sur le lac Wakatipu (lac de Queenstown), les montagnes du Milford Nationnal park et les Glaciers du Mont Aspiring National Park !!

Le soir même nous retournons à Wanaka, afin de faire ce que nous n’avions pas pu faire à cause de la météo : Mont Aspiring National park !

Mount Aspiring National Park

C’est parti pour une petite randonnée qui mène au pied d’un glacier, le Rob Roys Glacier, une des plus beaux glacier accessible que j’ai vu en NZ ! Le Doc (Departement of Conservation) largue par hélicoptère du poison pour les rats et furets, on décide d’y aller quand même (expérience de vie + 1 : survivre à un bombardement par hélicoptère!!). On restera la journée au pied du glacier et dans la magnifique vallée qui mène au glacier, à contempler avalanches et… à sauver un agneau !

Wanaka #2

Le lendemain, randonnée, ce sont 1000m de dénivelée qui nous attendent, juste entre le lac Wanaka et Lake Hawea (son voisin) pour un sommet avec vue à 360° sur les deux lacs. L’endroit est aussi magique que le Roy’s Peak :

Golden bay (Takaka + Abel Tasman)

Ensuite une journée entière de voiture nous amène à l’Abel Tasman Nationnal park, tout au nord de l’île. Nous bookons nos 2 jours de kayaks avant de monter à Takaka, petite ville située au Nord, réputée pour sa population Hippie (pour moi ça n’a rien de hippie, mais juste des kiwis ultra relax!). Je nous amène à mes 3 spots favoris du coin, la plus grosse source d’eau potable au monde (après les glaciers), la grotte aux mille stalactites et Tata Bay, la plage où j’ai rencontré Julie !

Le lendemain nous partons pour 2 jours de Kayak, le taxi boat nous dépose au nord de la zone « kayakable », et nous avons 2 jours pour redescendre au point de départ. Les plages sont magnifiques, la faune omniprésente (phoques, cormorans) mais nous n’aurons pas vu de raies. En cherchant bien au fond des baies, nous sommes tombés sur une nursery de phoques, et avons eu droit à un spectacle digne de Marineland ! Au top :

Kaikoura

Après cette expérience inoubliable, le temps est réellement compté ! Le ferry pour l’Île du Nord est booké, et il nous reste notre virée à Kaikoura avant de monter dans le Nord ! Beaucoup de route plus tard et un court stop à Bleinhem (souvenez-vous, là ou j’étais resté un mois en auberge à travailler dans les vignobles et avais vécu les tremblements de terre !) nous arrivons sur Kaikoura. Le temps y est très mauvais, mais sur la route je ne reconnais pas la plage, qui d’après mes souvenirs était de sable noir ! On s’y arrête, et là surprise, la plage est blanche à cause de grêlons !!! Nous faisons ensuite un stop pour aller observer une nursery de phoques, dans un cours d’eau. Arthur en profite pour faire un peu de surf malgré le froid !

Le lendemain nous faisons une balade au bord de Kaikoura, le temps est dégagé, les colonies de phoques sont au rendez-vous et la neige sur les sommets aussi. On n’oubliera pas la délicieuse langouste préparée dans un cabanon au bord de la route :

C’est la fin des aventures pour l’île du Sud, nous embarquons alors pour l’île du Nord, par ferry. Voici le reste des aventures qui nous y attendent :

Road trip île du Nord

Road trip île du Nord

Wellington

Nous arrivons donc à Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, pour y passer seulement une journée (le temps est compté!). Nous visitons le Botanic Garden, le musée Te Papa et flânons en ville. Cette ville est de loin celle qui m’a le plus plu en Nouvelle-Zélande (après Wanaka évidemment ;) ). Le soir nous tombons à pic pour le night market (une fois par semaine) dans lequel nous mangeons et assistons à un Haka, danse rituelle Maori.

Tongariro

Le park nationnal du Tongariro est très connu pour sa randonnée, le Tongariro Alpine Crossing, qui passe entre les volcans et lacs turquoise. Cette randonnée faisant partie de nos plans, nous avons campé 2 nuits sur place mais n’avons pas eu de chance avec le temps pour faire la randonnée en entier. Voici quelques photos (humides) de notre stop dans cette région:

Taupo

Le lac de Taupo est connu pour sa beauté, mais la région est surtout très populaire pour ses sources thermales. Nous avons donc profité de notre passage pour prendre un bain chaud, et visiter Waiotapu thermal park, qui regroupe sur une assez petite superficie toutes sortes de phénomènes géo-thermaux. Nous avons également pu voir le fameux geyser Lady Knox, véritable attraction touristique de type “Dysneland paris 5-4-3-2-1 attention ça va péter !”. Le guide jette du savon dans un cone (artificiel), ce qui déclenche une réaction chimique et donc le geyser. Le reste du parc était très intéressant :

Coromandel

Et nous voilà repartis vers le Nord, direction la péninsule de Coromandel. Nous passerons une nuit à Tairua, petite ville au bord de mer avec ses plages magnifiques. Le lendemain nous allons à Hot Water beach, qui est également une blague : la plage est immense et très belle, mais toute l’attraction se situe sur une trentaine de mètres de large, d’où de l’eau chaude jaillit suite à un phénomène géothermique. Ok c’est marrant 5 minutes. Nous continuons plus au Nord vers Cathédral Cove, plage absolument magnifique (je parle en connaissance de cause ;) ), de sable blanc, falaises en bord de mer, cascade d’eau claire directement sur la plage et évidemment la fameuse “cove” (arche) qui permet de passer d’une plage à l’autre à marée basse :

Fin du voyage en famille : tout le monde repart en France, je reste avec Arthur une dernière journée, à Muriwai beach (j’y avais fait du woofing) pour faire un peu de surf. Il prendra l’avion le lendemain. Pour ma part il me reste 2 semaines en Nouvelle-Zélande, avant de repartir pour d’autres aventures !

Vacances au ski : un mois de Juillet normal

Hello,

Il me semblait bien que ça faisait un bail que je n’avais pas écrit sur mon blog ; loin de là l’idée que ma vie était en pause mais c’est vrai que le fait de retrouver une vie « normale » (boulot) ne laisse pas autant de temps que lorsqu’on voyage !

Et justement, peut être parce que j’étais un peu en manque d’aventures ou de vacances, je me suis pris 10 jours de congés…. en Nouvelle-Zélande (on change pas une équipe qui gagne). Et comme c’est l’hiver ici, pourquoi pas pousser un peu et se payer une semaine de ski ?

Une demande de congé + achat de billets plus tard, c’est parti, je quitte Nouméa, direction Auckland. Sur place je retrouve Skye que j’avais rencontrée lors de mon voyage au Vanuatu, elle m’héberge pour les 2 nuits que je reste à Auckland. Au programme shopping et certification CCNP (pas de centre d’examination en Nouvelle-Calédonie..), je re-découvre ce qu’est une ville (y’a du monde et des grands immeubles !).

Skye n’emmène faire un tour en ville le soir, on va dans des bars avec ses amis, ça m’envoie ravi de re-parler anglais et re-découvrir la mentalité Anglo-Saxone. De plus, lors de ma dernière visite à Auckland j’étais en mode backpacker, alors on voit pas les choses sous le même angle quand on est conduit par des locaux :)

Trois petites journées donc bien intenses à Auckland, puis je reprends l’avions direction le froid, la neige, le fun ! Direction aéroport de Queenstown !

2014.07.20_NZ-ski-map

Dans l’avion re-rencontre une connaissance faite l’an passé lors de mon séjour chez Julie, Vedant, un indien qui rentrait de vacances ! Hélas je ne pourrai pas rester à Queenstown le weekend, faute d’avoir réservé, toutes les auberges sont pleines. Qu’à cela ne tienne, une voiture de loc et un coup de fil plus tard, je me fais inviter chez Lee, un ami avec qui j’avais gardé contact lors de mon séjour en Mai dernier à Wanaka.

Je peux rester chez lui 2 nuits, avec ses colocs, avant de rejoindre Jane et Tao, chez qui j’avais prévu de rester le reste de la semaine. Wanaka est toujours aussi magnifique, je suis complètement sous le charme, et revoir Jane et Tao me font le plus grand bien !

Grace à un super deal j’ai le forfait ski gratuit à Treble Cone, probablement la meilleure station de ski de NZ. Vous devinez le reste du programme…

Niveau enneigement on a vu mieux, hélas la saison n’est pas très bonne cette année… j’ai eu un petit peu de fraîche mais en dessous c’était du béton. Pas grave, il a fait beau et j’ai retrouvé mes sensations de ski qui me manquaient tellement !!

Quelques photos pour la beauté du paysage :

Sur la vidéo la gamelle me laissera un petit souvenir de mon séjour, car je me suis cassé une phalange du pouce. C’est partit pour 1 mois et demi de plâtre, ça pourrait être bien pire. Je vois ça comme un manque cruel de pratique auquel il faut remédier !

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

J’ai vendu ma maison…

Oui ça y’est, j’ai plus de maison ! Après son achat, 7 mois auparavant à 2 Suisses, c’est Tom (Israël) qui est reparti avec mon van ce matin ! Il a eu un coup de cœur, c’est vrai qu’il était parfait et que j’en ai fais des envieux ! C’est un peu triste de savoir que je ne reprendrai plus la route avec, 7 mois d’aventures, ça en fait des histoires !

Facts :

J’aurai dormi au total 4 mois complets dans mon van (je retire 1 mois à Wanaka, 1 mois en Indonésie et 1 mois en auberge à Blenheim). J’aurai parcouru environ 20 000km, sur leurs « autoroutes » (nationale de chez nous), routes de gravier, glace, boue et sable (où je suis resté bloqué quelques fois…). Aucun accident, juste un petit scratch sous le parechoc (faut dire que ce cailloux était mal placé !).

Et comme mon van c’était aussi ma maison, j’y perdais régulièrement mes affaires, qui réapparaissaient comme par magie quelques jours (ou mois….) après. C’est fou cette capacité à perdre tant de choses dans un si petit espace !

J’ai revendu mon van pour le même prix d’achat, soit 3500$, mais j’y ai mis près de 300$ d’aménagement (rideaux + transformation du lit en canapé + cuisinière à gaz), 600$ de contrôle technique, et une quantité incroyable d’essence. Mais j’ai économisé des centaines de dollars en faisant du freedom camping, prenant la douche dans une rivière ou un lac, et squatté les WC publics pour la vaisselle et eau potable.

Même si l’entretien m’avait couté plus cher : avoir son propre moyen de locomotion en NZ n’a pas de prix !

Au total j’ai voyagé avec 5 personnes (dans le van) : Simon (FR), Robert (UK), Katry’ana (USA), Joana (GER) et Julie (FR). Et ça s’est toujours bien passé, même si dès fois une bonne organisation demande d’être un peu carré… Mais tant que le poste mp3 tourne on se marre bien (hein Julie !).

Le camping sauvage, c’est aussi des galères pour trouver un endroit tranquille,un peu de stress (interdiction formelle de camper), un peu de suspens (regarder the walking dead de nuit en pleine foret tout seul…), des températures étouffantes (en plein été au bord de mer) ou glaciales (au milieu des montagnes enneigées, par -5°C!). Le camping sauvage c’est un peu partout, au milieu de nul part avec les vaches, dans une banlieue chiquos, ou simplement arriver le soir dans le noir et se réveiller avec une superbe vue. Une seule expérience « moyenne », quand des locaux sont venus faire un rodéo au milieu de la nuit autour de nos vans.

Inventaire :

6 paires de chaussures, mais une seule paire de tongs, 3 paires de lunettes de soleil (mais j’ai perdu mes force bleue), 1 sac de transport 110l, 2 sacs à dos, 2 sacs waterproof, une tente, 3 sacs de couchages, 3 sacs à viande, 2 chaises + 1 table + 1 matelas de camping, 2 frontales + 3 torches, 3 coussins + 2 couvertures, 2 réchauds + recharges gaz, un skimboard (ohh yeahh), une guitare, un VTT, un volleyball, une raquette de squash (???), 1 cane à pêche, masque et tuba, 3 bouteilles de gaz (4 et 8kg), 2 pneus VTT downhill (des Highroller supertacky!!) + plein de pièces détachées de vélo, casque VTT, sacoche d’ouvrier + outils, bâche camouflage, douche solaire, tendeurs, ficelles et câbles divers, tuyau d’arrosage, clef 3G plus tonnes d’adaptateurs et convertisseurs divers, 2 atlas complets NZ, 3 guides de voyages (dont un pour la Thaïlande, ça peut servir en NZ!), des bouquins (en anglais, français, allemand et des cours de guitare) combinaison de ski + masque, 2 trépieds photo, des tonnes de couverts et ustensiles de cuisine (plus que ce que j’avais dans mon appartement…) mais un seul mug, et surtout un toaster (trop la classe le pain grillé le matin!), et j’en oublie encore certainement…

C’est quand même fou tout ce qu’on peut accumuler en voyageant ! Ce qui est sûr c’est que le tri a été assez sélectif, car ma coloc (GER) m’a vite fait comprendre que notre chambre devrait être propre et rangée…

Quelques photos du van lors de mon voyage :

Voilà c’est la fin d’une belle aventure, de beaucoup de délires, des tonnes de sourires et chants complètements faux ! Je reste encore dans mon auberge à Blenheim pour quelques jours avant de refaire un petit tour de mes coups de cœur sur l’ile du Sud, puis quitter la Nouvelle-Zélande vers de nouvelles aventures, plus exotiques. Mais je raconterai tout ça bientôt !

Quand la terre tremble…

Aux dernières nouvelles donc, on était sur un road trip avec Julie (aka Cara Dora!). Hélas miss a préféré aller se faire un petit voyage dans le pacifique et me laisser tout seul à Christchurch !

Puisque l’hiver est là, le matin ça givre et la nuit à 17H30 c’est pas très marrant, j’ai décidé de me reprendre un peu en main et de remonter à Blenheim, tout au nord de l’ile, pour y trouver du travail.

 

Blenhim map

Blenheim : situation

Quelques centaines de bornes plus tard, un coup de fil et je me retrouver à Copper Beech Backpacker, l’auberge la mieux notée du coin ! Effectivement, tarifs très compétitif, très bonne ambiance (on est 38!), staff super sympa, je trouve un travail en 24H. Bon OK c’est pour tailler des vignes, mais ça paie le loyer et la bouffe, et je peux profiter du temps très clément de la région (plus évidemment l’ambiance backpack).

Blenheim est la principale agglomération de l’ile du sud, cette petite ville est réputée pour ses vignobles, son climat clément en hiver, et, ce que je ne savais pas, pour son activité sismique !

En effet un samedi matin alors que je profitais de ma grasse matinée, je me suis fait réveiller par ce que je pensais être des travaux dans la rue, ou plutôt dans la chambre vu le bruit ! Il s’agissait en fait d’un tremblement de terre, force 6.5 sur l’échelle de Richter !

Assez impressionnant, ça a duré environ 10 secondes (ce qui est long croyez moi!). Du haut de mon lit superposé j’ai entendu tous les murs craquer, et j’ai été pas mal secoué ! Les mugs sont tombés des tables de nuit, tout le monde a été réveillé, mais comme il est tôt, que c’est samedi on restera au final tous dans notre lit, pour finir la nuit…

Rebelote le dimanche soir, en rentrant d’une balade en ville, j’ai commencé à perdre l’équilibre en marchant, tout s’est agité autour de moi, comme si j’avais bu… Les arbres ont commencé à être secoués, comme par grand vent, ainsi que le clocher de l’église. Le craquement du bois du de l’église était sans doute le plus impressionnant, après le fait de perdre tout repère terrestre.
Cette fois-ci c’était un séisme magnitude 6.9 qui a secoué la ville, qui a duré environ une dizaine de secondes également. J’ai essayé de refaire bouger le grillage comme durant le tremblement de terre, mais impossible (grilles rigides). J’ai moi même du mal à me re-imaginer ce même grillage ondulait !!

Pour cette fois-ci les supermarchés ont été évacués, vu que la marchandise sur les rayons tombait, et Wellington (pointe sud de l’ile du nord) a été aussi fortement touché, avec des dégâts reportés. Une vidéo de vidéosurveillance dans un magasin :

Par chance ici tous les bâtiments sont fait en bois et rares sont ceux à étage. Les tremblements de terre ne font heureusement que peu de dégâts, mais tout le monde (même les locaux) étaient sous le choc. Ce séisme a réveillé un douloureux souvenir, datant de 2011, quand Christchurch a été touché par un tremblement de force 6.3. Pratiquement aucun immeuble du centre ville n’a survécu (construction en béton). Deux années après, la ville ne s’est toujours pas remise du séisme et est toujours ville morte… Voici quelques photos lors de notre passage avec Julie :

 

(voir également article complet sur le seisme de Christchurch en 2011).

Depuis maintenant 2 semaine nous avons en moyenne 10 petits tremblements terre par jour dont au moins un qu’on peut ressentir (tremblements + craquements des murs). Toute l’activité sismique de la région en live : http://www.geonet.org.nz/quakes/felt

A propos de tremblements, mes nerfs ont failli craquer le matin ou j’ai retrouvé l’antivol de mon VTT coupé, et ce dernier porté disparu depuis…. 1500$ dans le vent. Et qu’on soit à l’autre bout du monde, c’est toujours pareil dès qu’on fait un peu mieux que la moyenne y’aura toujours des minables, pathétiques et moins que rien pour voler ou mettre des bâtons dans les roues.

Sur ce, l’aventure continue :)

Road trip : de Queenstown vers la côte Est

On the road again !

Suite à nos mésaventures à Queenstown avec Julie, on repart sur les routes ! Mode camping dans le VAN, ça faisait longtemps ! On décolle donc un bon matin, Julie et moi, mon VTT, ma guitare, 2 bouteilles de gaz et 2 pneus de VTT de récup… Ça passe ! Et voilà notre trajet durant ces 10 derniers jours :

road trip

Road trip de Queenstown vers Dunedin, puis Christchurh, Kaikoura et Hanmer Springs

De Queenstown à Dunedin

Première étape de notre trip, une journée de route vers Dunedin. La route est magnifique, avec une lumière superbe sur les prairies et collines verdoyantes, les rivières et moutons, le tout surplombé des montagnes enneigées… Un décor magnifique digne de la vallée de Dana !

On prend notre temps, et nous arrivons à Dunedin de nuit, pour partager un repas avec Simon et Jérôme, des français rencontrés à Queenstown. On squatte un peu le pub en bas de chez Simon pour une soirée bien sympa avec des locaux : on a du imiter la danse de la reproduction des oiseaux, avec des gars déguisés en pirate ou encore en ours… On retiendra cette soirée très “alternative” comme un retour à la civilisation Kiwie, après avoir quitté le monde très superficiel de Queenstown…

On passe 3 jours à Dunedin, le temps de visiter les environs, la fameuse Otago peninsula, son entrée en boutique payante, ses phoques, la pause café à St Clair Beach, et le brossage de dents sur le bord de la route. On trouve des spots très sympas, avec arc en ciel sur plage de sable, rochers au bord de mer (Tunnel Beach) et j’ai même pu sortir le kite (qui est tombé derrière la falaise…).

Bref on a passé un bon moment, malgré un temps capricieux et un campement de fortune en ville, toujours dans le van. Les photos :

Moeraki boulders, en route vers le nord

Départ de Dunedin par un beau matin, direction plein nord vers Christchurch. La route n’a pas grand intérêt, une pause quelques km au sud de Oamaru très sympa pour y revoir des phoques et un paysage lunaire (malgré la couleur rouge) à marée basse. L’endroit est bien sympa, on y passera la matinée à prendre des photos avant de repartir vers  Moeraki beach et les fameux “boulders”. Il s’agit en fait de rochers en forme de boule sur la plage, suite à l’érosion des vagues et des marées. Une petite discussion avec un local nous permet de savoir que non loin de là il y a un endroit où on peut observer des pingouins.

On arrivera un peu tard, retardés par un couché de soleil magnifique. Une fois arrivés il est hélas un peu trop tard, on verra bien un seul pingouin et apercevra quelques autres avant de se faire jeter par la femme qui gère le parc, sous prétexte qu’il est trop tard. Sympa. On se trouvera un petit spot pour camper dans le van le soir.

Le lendemain départ pour Christchurch, on stoppera ) Oamarau (connu pour voir de pingouins) mais il faut payer 35$. On passe notre chemin pour arriver le soir à Christchurch, chez Emma la pote à Julie.

Petite visite à Kaikoura et plus au nord

Après une petite journée passée à Christchurch, chez Emma, copine à Julie, on reprend la route au nord. On décide de monter à Kaikoura, petite ville réputée pour ses colonies de phoques, baleines et écrevisses. La route n’a aucun intérêt jusque 10km au sud de la ville, où les phoques se montrent par centaines ! On peut les voir depuis la route, et certains dorment même sur le bas côté. Tranquilles !

On s’arrête à Kaikoura pour un beau couché de soleil, après avoir vu les phoques de très près. Le lendemain, le temps étant capricieux on décide de continuer à monter au nord. La route est sympa, longeant le bord de mer, on y voit des phoques par centaines. On s’arrête pour une petite marche vers une cascade un peu en foret : on y voit des dizaines de bébés phoques qui remontent la rivière pour aller s’amuser dans le bassin formé au pied de la cascade ! Marinéland, en vrai :)

Au retour petit arrêt sur plage de sable, pour faire un peu de kite (trop de vent, je me suis fais rétamer..), pause photos et cailloux souvenir. Le soir on annule notre restau écrevisse (question de budget) pour un fish&chips chez un malaisien super cool.

Hanmer Springs

On finira ce petit road trip sur Hanmer Spring, petite ville en montagne connue pour ses sources d’eau chaudes. La route pour y aller est magnifique, après même pas 30min de route du bord de mer on se retrouve dans la neige. Arrivée à Hanmer Springs, on se paie une petite aprem dans les piscines à 35°C jusqu’au couché de soleil. Puis dur retour à la réalité, cuisiner et camper dans le van en pleine pampa.

Bon je n’ai pas beaucoup de photos de Hanmer Springs alors j’ai mis des animaux. J’espère que ça vous a plus en tout cas. Julie précise que c’est elle qui a pris les photos car elle aime bien les animaux de la ferme (son côté Dora qui ressort). D’ailleurs, voilà les aventures de Dora :

Et la suite ?

J’écris cette article depuis Christchurch, et j’avoue que je n’ai plus de plans pour la suite ! Julie part Mercredi et je vais devoir trouver un endroit ou rester. Il faut également un job pour passer l’hiver. Je vous raconterai tout ça dans mon prochain article !

 

WANAKA lifestyle !

Hello !

Oui, Wanaka. Ça se prononce comme ça s’écrit, et je n’ai que ce mot à la bouche depuis mon arrivée dans cette petite ville. Situation : Wanaka se situe au milieu des montagnes, au bord d’un lac, à 20min de route des stations de ski et 5min de supers spots VTT ! Cette petite ville (7 000 habitants) a environ 5 magasins de vélo, 4 de ski et au moins 5 boutiques de montagne. Voilà, maintenant que le contexte est placé, vous comprenez que je n’irai pas plus loin pour passer l’hiver !

Après une arrivée “difficile” (nuit très froide et coup de blues), j’ai trouvé un HelpXChange (souvenez vous, comme chez Jackie et Brian) ; je suis donc logé chez Jane, et son fils de 8 ans, Tao, en échange de services comme jardinage et autres bricolages diverses. A côté les activités ne manquent pas. Je vous vous laisse voir sur la vidéo !

Je me plais vraiment ici, je m’entend bien avec Jane et Tao, tout roule (c’est le cas de le dire !). D’ailleurs le VTT Blanc (GT FORCE 3.0 2013) est à moi, je l’ai acheté sur l’équivalent du bon coin ici pour un bon prix (j’ai bien négocié, faites moi confiance ;). Je me suis trouvé également un boulot sur une semaine en tant que “jardinier”, il s’agissait en fait plus d’élagueur, j’ai aidé Lee (mon collègue sur la vidéo, qui est d’ailleurs super cool) à abattre des arbres à longueur de journée… C’est pour la mairie, pas de soucis je n’ai pas participé à une quelconque déforestation !

Je fais du VTT quasiment tous les jours, dès fois avec Jane et son pote George, dès fois avec Lee ou tout seul (d’où les sessions dans le bike park…). C’est plein de singles aménagés, bien entretenus. Mais à mon gout ça manque de Vélo de Montagne ! On verra ça par la suite. Quand je bricole pas ou fais du VTT, je passe la plupart de mon temps avec Tao, à faire du trampoline (il est bon le petit !), des légos ou encore aller squatter une maison de rêve avec piscine intérieur (cf vidéo ;). J’ai aussi pu emprunter un de leur kayak, et faire un petit tour sur le lac. Taupe Coule, sauf qu’il s’est mis à pleuvoir, mais bon ça on le sait pas hein.

Je mets quelques photos, les paysages d’automne sont MAGIQUES, mais hélas en photo/vidéo ça ne rend jamais aussi bien qu’en vrai :)

Une autre aventure se prépare pour le mois de Mai, puisque je pars à Sydney rejoindre mes chers Joffrey et Audrey ! Ensuite je rejoins Brice à Bali pour 3 semaines d’été en Indonésie pour se préparer à passer l’hiver. Non mais, vous croyez pas que vous allez frimer avec vos photos de printemps et que je vais rester là sans rien faire !

A la prochaine pour encore plus d’aventures !

Franz Joseph et Fox Glacier

Après un peu de montagne à Arthur’s Pass, me voilà de retour sur la côte et la grosse grisaille / pluie !

Toujours direction sud, les aventures continuent avec Kath et Joana. Après avoir tenté de trouver des pingouins de nuit, sous la pluie sur une plage et cherché de l’or dans une rivière (désolé je suis toujours pas riche !), on arrive à notre point d’intérêt suivant : les glaciers !

carte

L’étape suivante, comme promis, c’est les glaciers ! Franz Joseph et Fox Glacier sont assurément les plus connus de Nouvelle Zélande, certainement par le fait qu’ils atteignent presque la mer ! Issu du même glacier, ces deux brins de glacier descendaient au début du siècle dernier jusqu’au niveau de la mer. Maintenant, ils descendent à moins de 300m au dessus du niveau de la mer !

Petite déception, en arrivant au pied de ces derniers, même pas une heure de marche du parking et des tonnes de touristes ! Ça change des glaciers plus ou moins accessibles qu’on a dans les Alpes !! Aussi grosse blague, $100 pour marcher avec un guide sur le glacier ! Ils prêtent chaussures + crampons, et marchent 15min sur la glace sur un chemin tout bien préparé ! (moment de dédicace à mes ais du CAF). J’ai mes crampons mais hélas par manque de temps j’ai pas pu aller faire mon petit tour solo (c’est ça de voyager à plusieurs !). Il y aura d’autres occasions, et ça sera plus prudent quand j’aurai acheté mon piolet ;) et aussi dans un endroit plus spectaculaire.

On s’est tapé un petit trip, pour Pâques on a décidé de monter table + chaises + guitare + chocolat au pied du glacier. On est parti avec le beau temps, on a mangé le chocolat avec de la grisaille et on est redescendus sous pluie battante. On a bien rigolé quand même :)

Pour les 3 jours passés auprès des glaciers, on a trouvé un camping gratuit au bord de mer : couché de soleil sur mer déchainée, tournez à 180° et vue sur les glaciers ! INIMAGINABLE ! Meilleur spot ever ! Vous imaginez que j’ai du sortir le kite, double check : mer et montagne en une fois !

Ensuite on poursuit notre route au sud, direction Copland Track, une rando connue pour ses sources d’eau chaudes ! Hélas bulletin météo alerte pluie sur toute la côte ouest, tant pis on décide de partir quand même et de faire la rando à notre manière (hors de question de payer $15 + résa en avance pour un refuge !). On part tard l’aprem pour rejoindre un bivouac à mi chemin des sources, on est 3 dans une hut de pour 2, mais on a un toit ! Il pleut à verse toute la nuit, et le lendemain matin. On y va quand même, mais Kath décide de rester au bivouac. Les traversées de rivières sont “audacieuses”là où il n’y a pas de pont. Arrivée aux sources archi trempés, mais rien ne vaut un bain bien chaud, sous la pluie, avec entre les nuages, des cascades à foison !!

16H ça se découvre, et comme nous n’avons pas réservé le refuge il faut partir. Joana rebrousse chemin pour rejoindre Kat, je décide de monter au refuge suivant, 3H de marche (en fait 2 en poussant un peu…). Je me retrouve à arriver tard dans un refuge à 1700m d’altitude, température en dessous de 10°, trempé, et personne pour m’avoir préparé un feu ! Ni une ni deux je coupe du bois et me fais un bon feu et sèche avant qu’il fasse nuit. La nuit fût fraiche, j’apprécie mon sac de couchage confort -2 !

Le lendemain je continue le chemin vers le Copland pass, qui permet de rejoindre Mt Cook en une journée, contre 600km en voiture ! Hélas pas assez de nourriture + col réputé très dangereux + pas de carte + tout seul, je m’aventure pas à plus d’une heure du refuge, le temps est magnifique et les glaciers splendides !! Moment magique, levé de soleil sur les glaciers, à 2 jours de marche de la route !

Le temps passe, je redescends vite, pause de3H aux sources d’eau chaudes (on a toujours le temps pour ça ;) : temps parfait, vue sur glaciers et toute la vallée ! Je me fais pote avec un Australien et des Américaines, que je dois hélas quitter pour aller rejoindre les filles au premier refuge avant la nuit (nouveau record…). Au refuge personne, j’apprends qu’elles sont redescendues au parking, ça me fera une seconde nuit tout seul en refuge :(

Le lendemain matin en quelques heures je les rejoins, et on reprend la route pour le sud, et quitter la côte Ouest.

Direction Wanaka, Queenstown et les milford ! Un nouveau chapitre commence !!

La petite histoire : en cherchant un spot pour camper au bord de la plage, j’emprunte un chemin de sable, au bout duquel un panneau dit “4×4 seulement au delà de ce point”. En soupirant je dis à Keth, encore un truc pour effrayer les touristes. Évidemment 5m plus tard je me retrouve ensablé. Bien fait pour moi. En tout cas on a bien rigolé et des locaux nous ont aidé à sortir de là.

Arthur’s Pass, un peu de montagne !

Arthur’s pass !

Après des aventures sous-terraines près de Karaméa (top west coast) je continue ma descente vers le sud avec Joana et Kat.
Une bonne douche bien chaude à la piscine municipale et un super spot pour camper le soir (couché de soleil sur la mer Tasman siouplais :), la prochaine étape est les Blowhole rock. Il s’agit en fait de grottes au bord de mer, qui, à marée haute, fond un bruit impressionnant et recrachent l’eau de mer qui s’y engouffre. Évidemment on arrive là bas pour la marée basse, encore un prétexte pour camper au bord de mer (à savoir couché de soleil – vagues – skimboard).
Le lendemain matin, marée haute, mais mer calme : on aura donc pas le droit aux fameux bruits sourds et éclaboussures ! Tant pis, on continue direction la montagne, Arthur’s Pass ! Je recroise en passant un allemand que j’avais rencontré 2 mois auparavant sur l’ile du Nord.

Aurthur’s Pass est un col montagneux sur lequel passe la route principale qui relie Chrischurch (Est) à Westport (Ouest). Ce parc national est réputé pour ses montagnes, et évidemment randonnées ! On y sera resté au total 5 jours. Le premier jour, après avoir totalement subi pluie, vent et froid, Kat décide de faire cavalière seule. Ok, le lendemain Joana et moi décidons de grimper sur Avalanch Peak, une petite rando qui sera en fait 6H de marche pour 1100m de déniv. Avec vue (entre les nuages) à 360° sur la quasi totalité du parc, faire la rando nous a permis d’avoir un petit aperçu de l’immensité du massif.
Le lendemain, la météo étant clémente pour les 3 prochains jours, direction l’Office du tourisme local pour louer une carte et planifier un petit trek de 3 jours.
Super météo, on part avec nos tentes mais finalement le premier soir on dort en refuge. Le deuxième jour est hors sentier, on passe un col en choisissant notre propre itinéraire à l’aide de la carte et de 3 américains qui étaient également dans le refuge. Petit lac en passant, baignade obligatoire :). Le soir c’est camping sauvage dans l’autre vallée, hélas pas abritée du vent (merci le sac de couchage thermostat 8 !).
Dernier jour, retour à Arthur’ Pass, où on retrouve Kat qui s’est faite peur seule en montagne (elle a bien failli redescendre en hélico..). Dernière nuit au bord du feu de camp (avec des locaux cette fois ci!) avant de reprendre la route vers le sud.

Niveau montagne certaines choses m’ont surprises : ils n’ont pas de cartes au 1:25000ème, que du 1:50000, donc pas très évident pour tracer hors sentier ! Ensuite, lorsque l’office du tourisme local ou le DOC proposent des itinéraires, ils ne précisent jamais les altitudes ! Ils restent très vague en mettant un temps très approximatif (e.g. Goat Hut : 8H). Autre chose, contrairement aux Alpes, les routes sont très éloignées des endroits engagés. Il faut donc en général quasiment une journée de marche pour atteindre des cols ou carrément sortir de la forêt. La moindre petite journée “engagée” demande 2 jours A/R d’approche. Carrément soulant à la longue la marche dans la forêt ! Ensuite, les chemins : quand on a pas droit au passage assez large et tassé pour faire des courses de chaises roulantes, ils sont capables de construire à 1500m d’altitude (1 jour de marche de la route) carrément des passerelles en bois ! C’est ou bien l’autoroute ou trace ta route entre les falaises avec une carte au 1:50000ème, c’est fou !

Le petit plus de cet épisode : lors d’un camping au bord de mer (oui, je faisais du skimboard avec le couché de soleil en arrière plan sur la mer !) on a aperçu des dauphins très près du bord ! Aussitôt j’ai voulu aller les rejoindre à la nage mais hélas dû à l’heure tardive je voyais rien dans l’eau ! C’est après être sorti qu’on a vite compris pourquoi les dauphins étaient si près du bord : en second plan on pouvait voir des orques qui étaient de chasse ! Trop beau, le pique nique sur la plage, dauphins, orques et couché de soleil en arrière plan. Un des moments forts !

Prochaine étape : les glaciers ! Et comme on se marre bien tous les 3, on continue ensemble :))

Top South Island : la vidéo

Après deux semaines très intenses, j’ai enfin pu finir mon montage (voir article dédié) :

Après avoir squatté 3 bibliothèques différentes, une laverie, un shelter et mon van, j’ai enfin pu arriver à ma fin ! Il s’agit en fait plus d’une série de photos que de vidéo à proprement parler.

Facts :

Je n’ai pas fait d’hydravion. Les scènes avec le vent et le sable ont littéralement rempli mon APN de sable ! La scène où je marche dans la foret, j’ai failli me casser la figure sur une racine juste avant la séquence. Il était formellement interdit d’accéder à la grotte par mauvais temps. Encore plus interdit d’y pénétrer… Mats, a trop géré le kite, que me suis pris dans la gueule en essayant de le filmer de (trop) près. La source (eau supra claire) débite 14 000 litres/seconde, la visibilité est de 10m de profondeur ! J’ai plongé depuis le ponton (prise de vue avec le sac + chaussures) mais j’ai oublié d’allumer la caméra… L’oiseau en gros plan (Weka) a essayé plusieurs fois de me soutirer de la nourriture. A défaut, il a tenté de prendre mes lunettes et ma gopro ! J’ai hésité plusieurs fois à plonger dans l’eau après avoir filmé les raies de très près. L’anguille qui se frotte à mes jambes est totalement inoffensive, et même très curieuse ! Ce sont des phoques ! Ni otaries ni lions de mer ! Un phoque m’a chargé et j’ai du partir en courant avant de décider de continuer à la nage.

Et enfin :

Les phoques sont faignants !

 

A noter que les endroits les plus beaux, les plus sauvages, où il y a le plus de choses à voir sont rarement dans les guides, et surtout sont GRATUITS ! Il suffit d’aller parler aux locaux pour avoir les bons plans, et ça vaut toujours le coup !