Cap plein nord !

Hit the road Jack… C’est la chanson qui me vient chaque fois que je démarre le van pour repartir vers des endroits plus magiques les uns que les autres !

Au dernier épisode, après 5 jours de Woofing près de Muriwai, j’ai pris la route avec Simon, un autre français fraichement arrivé en Nouvelle Zélande, rencontré au woofing. Direction plein nord, devant attendre du courrier sur Auckland je préfère rester donc dans les “parages” pour aller tout récupérer plus tard. Voici notre itinéraire des 10 derniers jours.

NZ part 2 map

De A, chez Jackie et Bryan, à B, au Cape Reinga, le point le plus au nord de la Nouvelle Zélande. C’est à ce point là que se confrontent la mer de Tasmanie, à l’Ouest, et l’océan Pacifique sud, à l’Est. C’est assez amusant, ça fait des vagues en plein milieu de la mer ! Sur le trajet, qui aura duré au total 10 jours (A/R), nous avons visité des forets, cascades, grottes avec des vers luisants, diverses plages toutes autant magnifiques les unes que les autres et petite croisière dans Bay of Island, véritable paradis sur terre !

Bay of Island est une assez grande baie dans laquelle sont recensées plus de 150 iles, toutes paradisiaques. L’eau y est turquoise, le sable blanc ou jaune, et les dauphins croisent les orques et baleines ! On aura vu que des dauphins, mais ça va quand même.

Nous avons rencontré Kivine et Ludivine, deux françaises ultra cool qui avaient également choisi une plage de sable blanc et fin pour se prélasser toute la journée et pour y camper. Nous avons fait quasiment tout le trajet ensemble, soit environ une semaine.

Nos chemins se séparent donc et me revoilà chez Jackie et Bryan, après 10 jours sans téléphone, ni Internet, toute notion du temps et des contraintes étant du passé, quel rêve ! Nous avons passé toutes les nuits à dormir dans le van, aucun problème, sauf un soir des petits c*ns ont bien failli organiser un rodéo sauvage en 4×4 à côté de notre campement. C’est également un peut galère pour trouver de l’eau potable, même les locaux n’ont pas l’eau courante, ils récupèrent leur eau de pluie et la font bouillir avant de la boire. On apprécie par contre les toilettes publiques un peu partout, propres (papier + savon !).

Et pour mon retour sur Internet, je vous présente fièrement ma dernière vidéo :

Le gros plus de ces 10 jours : le camping sauvage sur l’ile (presque) déserte de Urupukapuka, milieu de Bay of Island, j’ai pu inaugurer la bâche à tout faire Néo-Zélandaise, la française ayant déjà fait largement ses preuves !! Une petite rando de 4H environ a suffit à faire le tour de l’ile et découvrir toutes les criques sauvages ! Le lendemain matin j’ai pu observer des bébés cormorans, et autres oisillons en quête de nourriture sur la plage. J’ai fini par croiser 3 jeunes londoniens, me faire prêter masque et tuba et même inviter boire une bière. Dure la vie.

Je pense descendre sur l’ile du sud rapidos avant que l’hiver ne s’affirme vraiment… Pour le reste… on verra !

Et aussi un petit peu de photos :

 

Kei te pai petit francais !

Bonjour petit français ! Voilà vous savez dire bonjour en maori, première minorité originaire de Nouvelle-Zélande ! Et comme j’ai pas été très cool et que j’ai rien raconté jusque la veille de mon départ, je vais TOUT raconter maintenant que j’ai enfin accès à internet je suis enfin posé, au milieu de nul part.

Les préparatifs

Cette section devrait en théorie contenir des informations concernant un itinéraire, des points d’intérêt et éventuellement le but de mon voyage. Comme il n’y a rien eu de tout ça, voici la liste des choses que j’ai prises : une aile de traction, un maillot, des tongues, des chaussures de montagne et ma gore tex. Il y a évidemment aussi la gopro, l’appareil photo, le pc portable et les lunettes force bleue. Ah aussi des caleçons, chaussettes, tee shirts et même un pantalon ! Merci maman pour la logistique et papa pour le Lonely Planet ! Je pars avec un sac de 90L bien rempli (20 kilos tout rond) et un sac de cabine, à savoir mon sac d’alpi 35l+. Le tout bouclé à 2H de mon départ pour l’aéroport. J’avais quand même réservé 3 nuits dans une auberge, au cas où…

Le voyage

28H. C’est ce qui est écrit sur la réservation de l’avion. Ce que j’avais pas pris en compte c’est que je décollais à 7H un mardi matin, et que j’atterrissais à 23H45 le mercredi soir. Et aussi réaliser le lundi que j’avais pas de carte bleue et que la banque est fermée le Lundi. Hurra. Bref, aux 28H de trajet, rajouter 2H avant de partir pour pas louper son vol, et la nuit à l’aéroport d’Auckland pour économiser une nuit d’auberge, on frôle les 48H. Déjà dans l’avion j’ai sympathisé avec un espagnol, qui passait également par Zurich, et ensuite avec une Australienne qui passait par Singapour, mais pas avec le couple d’anglais qui était avec moi pour arriver à Auckland. Le voyage nikel, en A380 avec Singapour airlines, même les repas dans l’avion étaient bons, et les hôtesses super canon gentilles. La nuit à l’aéroport d’Auckland après 30H de transit… franchement, ça passe !

L’arrivée et les premiers jours

Et voilà, arrivée à l’auberge après une nuit de folie sur les bancs de l’aéroport d’Auckland. L’auberge est plutôt cool, une grande maison coloniale (j’ai appris plus tard qu’elle était “classée”), donc super jardin magnifique, dans la banlieue calme, 30min à pied du centre ville, pour 18€ par nuitée. Super ambiance, j’ai rencontré plein de gens supers, majoritairement des allemands et asiatiques, il y a que 2 français dans toute l’auberge, cool ! Première impression, confirmée après 5 jours passés à Auckland : la ville est moche, et “looks like a cheap copy of Europe” (parole d’allemandes). J’ai pu aller visiter quelques plages environnantes avec mes potes chinoises, rien qui fasse rêver. En prenant le ferry sur l’ile de Waiheke, j’ai enfin pu avoir un aperçu de ces fameuses plages de rêve ! On se serait cru comme dans les films à Hawaï, végétation tropicale, extrêmement verdoyante, petites routes sinueuses, sable fin et eau turquoise ! Bref le rêve !

Pour la suite…

Ça y’est, enfin ! J’ai pu payer le van que je me suis acheté sans provisions, les 2 (superbes) swisses ont un peu râlé, c’est vrai que je leur avais pas dit que j’avais pas l’argent… Bref 2000 euros plus tard je peux enfin quitter Auckland et bouger un peu, direction Muriwai beach, pour mon premier HelpXchange. Le principe est simple, je suis nourri logé blanchi pour quelques heures de travail par jour, directement chez un kiwi (aka habitant de Nouvelle-Zélande). Les détails et la suite au prochain épisode !

Et bien évidemment quelques photos :

Pour la vidéo faudra aussi attendre !